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Les dames grises en Champagne Ardenne.

Alain Balthazard

Les grues cendrées sont comme tous les ans fidèles au rendez vous du lac du Der et sont présentes par milliers sur le site... Elles s'observent très bien à partir des digues à la jumelle ou à la longue vue (surtout au départ du dortoir et lors du retour des gagnages le soir), on peut également les observer à partir des nombreuses petites routes qui bordent le lac mais il faut faire très attention à ne pas les déranger dans leur journée de nourrissage, tout dérangement provoquant l'envol entraine une dépense d'énergie que tous les animaux préfère éviter durant les longs mois d'hiver où la nourriture est moins présente et les journées moins longues entrainant par là même un manque de temps pour se nourrir correctement... Il ne faut surtout pas quitter les routes pour les observer sous peine de les voir s'envoler sans coup férir. Néanmoins, il y a aussi les affûts de la ferme aux grues à Saint Rémy en Bouzemont gérés par la LPO Champagne Ardenne qui peuvent se louer et vous profiterez alors d'un spectacle grandiose sans les déranger le moins du monde. Je vous indique le site de la LPO qui vous expliquera en long, en large et en travers tout sur la majestueuse grue cendrée. http://champagne-ardenne.lpo.fr/sommaireC.htm

Bonne lecture... ;-)

 

 


 

Les oiseaux « urbains » en hiver...

Alain Balthazar

L'hiver, les oiseaux qui ont choisis de rester sous nos contrées pour affronter le froid et la neige n'ont pas trop le choix : il faut absolument se nourrir pour garder la force d'entretenir le plumage qui permettra de palier aux désagréments du général hiver... Pour ça plusieurs solutions sont possibles, certains d'entre eux ont trouvé le truc : se rapprocher des villes et de ses habitants. Ils vont y trouver plusieurs avantages, à commencer par une température un peu plus élevée qu'en rase campagne mais surtout par une plus grande concentration de nourriture grâce à l'activité humaine. Les jardins et autres balcons vont être pour certains aménagés en poste de nourrissage, les parcs sont fréquentés toute l'année et "alimentés" en nourriture de toutes sortes, bref il fait bon vivre en ville l'hiver lorsqu'on est sujet de la gent ailée... Différents passereaux vont gagner les faubourgs comme les mésanges, les pinsons, les verdiers mais aussi les oiseaux forestiers comme les gros becs, les pics, etc... Les parcs urbains parcourus de cours d'eau ou encore d'étangs verront pour leur part l'arrivée de différents oiseaux comme des mouettes rieuses, des hérons, des canards, des foulques, des grèbes et parfois même des grands cormorans... Bref, de quoi rassasier le photographe animalier en manque de sujet qui l'hiver, avouons le sont bien moins nombreux qu'à la belle saison... Et puis pas de complication particulière pour immortaliser toutes ces petites bêtes, il suffit de s'asseoir, d'attendre et d'appuyer sur le déclencheur ! A vos boitiers... ;-)

P.S : toutes les photos ont été réalisées au "Grand Jard" de Châlons en Champagne dans le nord de la France en 2009 et 2010...

 

L'hivernage des busards en France.

Alain Balthazard

Il n'y a qu'une seule espèce de busard qui reste chez nous pendant l'hiver sur les trois qui composent la famille durant la belle saison : il s'agit du busard saint martin (Circus cyaneus). Le busard des roseaux (Circus aeruginosus) et plus encore le busard cendré (Circus pygargus) migrent durant la mauvaise saison en Afrique où ils vont trouver de quoi se nourrir... Le busard saint martin lui, choisit de passer l'hiver en notre compagnie (mais on ne sait pas avec certitude si ce sont les oiseaux nicheurs ou plus certainement des oiseaux venus d'ailleurs qui viennent remplacer ou augmenter les effectifs locaux qui sont présents ici durant l'été) Durant mes nombreuses observations j'ai noté tout de même qu'il y a très peu de femelles présentes pendant cette période mais que la majorité des oiseaux se trouve être des juvéniles ou des immatures, la présence des mâles étant assez disparate et isolée... Suivant les années plus ou moins d'oiseaux sont présents, et ceci à cause de la présence ou non de ressource alimentaire disponible (cette année, peu d'oiseaux en ce qui me concerne) Les busards chassant les mêmes proies et de la même façon que durant la belle saison (en vol plané très bas au dessus de la végétation), à savoir une majorité de rongeurs... J'ai déjà noté que certains oiseaux attendent posés puis se jettent sur le rongeur qui va se manifester sous leurs pieds mais cette technique est assez rare... Les busards aiment à chasser au dessus des friches ou des champs de dactyles qui, à cette époque sont très ras. Généralement, quand un oiseau trouve un "coin" propice, il y restera une bonne partie de l'hiver... Parfois, il y aura plusieurs oiseaux qui profiteront de la manne, si tenté est que la manne soit importante... Il n'est pas rare que les busards soient un peu harcelés par les faucons crécerelle (falco tinnunculus) et encore plus souvent par les corneilles noires (Corvus corone), c'est que les temps sont durs ma brave dame! ;-)
Voilà, en ce qui concerne la photographie des busards l'hiver, il suffit de trouver le terrain propice comme je l'ai indiqué plus haut et l'on est à peu près sur de trouver régulièrement le sujet rêvé sur les lieux du crime! Après, tout est question de technique, pour ma part mes photos sont réalisés depuis la voiture (je reste plusieurs heures à la même place comme avec un affût traditionnel ce qui a pour effet de ne pas inquiéter les oiseaux), les busards ont l'habitude de voir ces tas de tôles chez eux et pour la plupart ils n'y font plus vraiment attention et puis c'est confortable et très pratique... ;-)
J'espère vous avoir éclairer un minimum sur la présence des busards en hiver dans nos contrées en attendant de retrouver les deux autres espèces à partir de mars-avril...

 
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Eruption volcanique

Fabrice Lebon

Le volcan, le Piton de la Fournaise de l'île de la Réunion est entré en éruption le 2 janvier 2010 à 14h30.
Dans la matinée, évacuation de l'enclos, suite à de nombreux coups de fil, je sens que quelque chose s'y passe !
Coup de bol, une fissure éruptive située dans la falaise limitant les cratères sommitaux Bory et Dolomieu s'est ouverte à 14h30 !
Le temps de préparer le matériel, et de monter sur le parking du Pas de Bellecombe pour y arriver à 16h.
Arrivé sur place, je vois le monstre au loin avec son panache de fumée et de poussière du à de nombreux éboulements.
A 17h on décide de prendre la route, grimper au sommet du monstre vivant en activité, le Dolomieu qui est à 2600m d'altitude et un dénivelé : 580
m / -580 m pour une distance d’environ 10 km avec l'ami A. Mussard cinéaste en volcanologie et volcanologue !
Chargé comme des bœufs, on fini par arriver au sommet tant bien que mal à 19h30 pour y passer la nuit et faire le lever du soleil même si nous
n'avions rien prévu à manger.
Même si nous sommes en été, la nuit est fraiche, 5° avec une brise désagréable.
Le spectacle fut à la hauteur de nos efforts, une éruption pour bien commencer l'année et peut être nous souhaiter la bonne année ;-)
La suite en image...Cliquez sur la vignette, puis sur  l'album " Éruption 2010 "

 

 
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